My Absolute darling, Gabriel Tallent

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♠ Titre : My Absolute darling

♠ Auteur : Gabriel Tallent

Traductrice : Laura Derajinski

♠ Éditeur : Gallmeister

♠ Année de parution : 2018

♠ Nombre de pages : 454

♠ Genre : roman noir /tranche de vie

Bonjour ! Encore une fois, j’ai un peu traîné à poster… My Absolute darling a déclenché un tel flot d’émotions que j’ai dû faire quelques pauses au milieu afin de me changer les idées ! Pour moi, il n’a pas fait partie de ces romans que je lis d’un coup. Un roman que j’avais très envie de lire depuis un moment et qui a été acquis récemment par la bibliothèque.

La 4ème

A quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

« Le terme de « chef-d’œuvre » est bien trop galvaudé, mais il ne fait aucun doute que My Absolute Darling en est un. » Stephen King

Appréciation

Il s’agit donc d’une énième chronique sur My Absolute darling et j’ai l’impression que tout a déjà été dit… Les gens disent souvent qu’il se lit d’une traite, mais je ne suis pas trop d’accord. L’histoire de Turtle est dure à lire, dure à éprouver ; ce n’est pas un roman à mettre dans toutes les mains, clairement.

Turtle est une jeune fille élevée par un père très instruit, qui lit beaucoup de philosophie, et qui s’en sert mal. Martin, obnubilé par la fin du monde, apprend à Turtle à se préparer à la survie. L’adolescente connaît donc les différentes plantes de la forêt, elle a appris à chasser, elle sait comment rendre l’eau potable et guérir certaines blessures. Et surtout, elle a appris à se servir d’armes à feu. Dans les premiers chapitres, Gabriel Tallent décrit son lieu de vie, criblé d’impacts de balles. Cet environnement n’a déjà pas l’air sain, mais plus l’histoire avance et plus il devient l’opposé. Parce que ce qui prend le plus de place dans la vie de Turtle, c’est son père. La 4ème parle d’un homme charismatique et abusif. Charismatique, ça, très certainement ; quant à « abusif », c’est un sacré euphémisme. Martin ne vit que par sa fille depuis la mort de sa femme. Turtle est donc devenue son « amour absolu » (titre qui m’a pas mal induite en erreur avant que je lise la 4ème, par ailleurs), le centre de sa vie, et sa propre création. La jeune fille est une survivante, ne se laissant pas submerger par ses émotions, attentive, patiente, forte, taiseuse, indépendante. Et affreusement liée à son père, à tel point qu’elle ne voit pas le problème dans leur relation.

Ce qui est dur dans ce roman, ce n’est pas juste cette relation terrible. Ce sont ces petits espoirs qui gravitent autour d’elle : une prof, qui pourrait être une alliée, mais qui ne dit rien ; deux garçons, Brett et Jacob, vivants et drôles (heureusement qu’ils sont là pour faire souffler Turtle et le lecteur), mais menacés par Martin ; d’autres parents, qui encore une fois, voient et se taisent. Les cours de Turtle ne sont là qu’en tant que couverture, pour qu’on ne se pose pas trop de questions sur sa situation familiale. Malgré la magnificence et l’omniprésence de la Nature, vaste et sauvage, Turtle est acculée à sa routine, sans échappatoire malgré les portes de sortie se présentant. Il lui faudra aller jusqu’au bout d’elle-même et transgresser toutes ses règles pour espérer s’en sortir…

Gabriel Tallent est un écrivain incroyable. C’est la première fois que j’entendais le terme de « nature writing », mais je comprends vraiment de quoi on parle après avoir lu My Absolute darling. Les descriptions sont exceptionnelles, je me suis réellement promenée dans les bois et au bord (/dans) l’océan… Juste magnifique. Vivant, mouvant, violent. J’ai aussi pris ma claque avec les personnages, c’est la première fois que je lis une histoire avec des protagonistes aussi singuliers, c’était tout à fait nouveau pour moi ! Et puis j’ai tout vécu avec Turtle. Les doutes, les incohérences, les tristesses, les joies, les espoirs. J’ai souffert et ri avec elle. Je n’avais jamais rien lu de semblable !

Note : 

Je sais, il y a beaucoup plus que ça à dire sur ce roman. Mais je pense que beaucoup de choses ont déjà été dites et je ne vois pas vraiment l’intérêt d’en rajouter… Tout se résume à une onomatopée : waow.

Et vous, avez-vous lu My Absolute darling ? Avez-vous aimé ?

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