Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley

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♠ Titre : Le Meilleur des mondes (Brave new world)

♠ Auteur : Aldous Huxley

Traducteur : Jules Castier

♠ Éditeur : Pocket

♠ Année de parution : 2002 poche (1932 originale)

♠ Nombre de pages : 285

♠ Genre : dystopie

Bonjour ! Juste avant de passer aux chose sérieuses, je suis plutôt en retard dans mes chroniques suite à une absence prolongée et j’en suis désolée. Je ne ferai pas de bilan pour le mois de mars mais un bilan mars-avril ! Considérez donc cette chronique-ci comme la participation de mars au challenge Grands Classiques 2018 ! J’avais très envie de faire la chronique du Meilleur des mondes, roman maintes fois commencé mais jusqu’à présent jamais terminé….

La 4ème

Voici près d’un siècle, dans d’étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains sauvages dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des  » Alphas « , génétiquement déterminés à être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd’hui, il nous paraît même familier…

Appréciation

Il me semble que parler du Meilleur des mondes dans cet article, c’est quand même s’attaquer à un sacré gros morceau. Chef d’oeuvre de l’anticipation, dystopie originale, histoire extraordinaire… Et délicieuses références. Critique acerbe de la société, que e ne pouvais décemment pas laisser passer.

Le Meilleur des Mondes, c’est un univers totalement différent du nôtre. Bébés éprouvettes, conditionnement parfait dès la « naissance », tout pour une société stable. La construction de l’environnement des personnages est un sacré travail, j’ai été bluffée par tous les détails et le peu de failles de la société futuriste imaginée par l’auteur. Bon, bien évidemment, il y a des failles, sinon pas d’histoire !

Le récit est divisé en trois parties. La première propose une immersion dans le nouveau monde, le monde de Notre Ford (figure à la fois politique et spirituelle, à partir duquel les habitants comptent leurs années). On commence par une visite du Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central, aux côtés d’étudiants, grâce à laquelle nous comprenons la complexité de la société créée par Huxley de manière assez simple. A travers les salles, nous apprenons chaque étape de développement des citoyens et leurs mœurs, leurs goûts et dégoûts, leur prédestination… Le côté « cours » des premiers chapitres permet de nous positionner comme les élèves et d’apprendre à connaître le contexte de ce roman. La seconde partie, qui est réellement l’élément déclencheur, nous amène à visiter une réserve de « Sauvages ». En réalité des Indiens d’Amérique, qui vivent selon les codes de la « vie d’avant Notre Ford ». Nous assistons alors au choc de la rencontre, des différences profondes entre les deux sociétés. Et la suite… Eh bien, lisez si vous ne la connaissez pas !

Avec Les Robots, première lecture du challenge, j’étais tombée sur un roman parfaitement intemporel. Ici, c’est une autre histoire ; Aldous Huxley crée un monde futuriste, certes, mais parfaitement ancré dans sa propre époque, et en constante discussion avec le passé. On retrouve, dans les nombreux personnages du roman, des noms qui ne sont pas inconnus : Helmholtz Watson ou encore Darwin Bonaparte, en passant par Bernard Marx… Et comment passer sous silence Shakespeare ! Qui dès le retour des protagonistes, est omniprésent. Citations d’Hamlet, de Tempest, de Roméo et Juliette… Très honnêtement, ça m’a fait beaucoup. Le personnage qui cite constamment Shakespeare m’est du coup apparu sans relief, comme s’il n’était formé que de mots qui ne lui appartenaient pas vraiment.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul personnage qui m’a dérangée ; en fait je crois que je n’ai réellement pu m’identifier à aucun des protagonistes. Ils sont tous trop différents, que ce soient les habitants du meilleur des mondes ou bien ceux de la Réserve.

Ma conclusion sur ce roman sera donc la suivante : je n’ai pas réussi à m’investir beaucoup dans ma lecture, mais je sais tout de même reconnaître qu’il s’agit là d’un roman empli d’intelligence, avec une profonde réflexion sur la société (réflexion qui elle, reste dramatiquement actuelle).

Note : ★★☆☆

Bon, la suite du challenge, en plus d’être assez en retard, a rencontré peu de succès chez moi ! Je ne sais pas encore quel sera le prochain classique, mais je vous le dévoilerai très bientôt pour rattraper ce fameux retard !

Et vous, avez-vous lu Le Meilleur des mondes ? Avez-vous aimé ?

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2 réflexions sur “Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley

  1. Je l’ai lu et il m’a profondément marqué. Je l’ai toujours vu comme le pendant de 1984, l’un est une société austère et l’autre une société où le plaisir DOIT primer.
    A tel point que lorsque j’écris une dystopie, je suis invariablement prise entre ces deux chef d’oeuvre. Je vogue de l’une à l’autre sans pouvoir m’en empêcher.

    J'aime

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