Artahe le Dieu Ours, Philippe Laguerre [SP]

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♠ Titre : Artahe le Dieu Ours

♠ Auteur : Philippe Laguerre (Ward)

♠ Éditeur : Cairn (Polar)

♠ Année de parution : 2018 (réédition)

♠ Nombre de pages : 283

♠ Genre : thriller fantastique

Bonjour bonsoir ! Philippe Laguerre, auteur de Manhattan Marilyn, m’a proposé de m’envoyer la réédition de son roman Artahe, le Dieu Ours, que j’ai joyeusement accepté après le plaisir qu’avait été ma précédente lecture.

La 4ème

Après dix années passées à Paris, Arnaud revient vivre à Raynat, village pyrénéen moribond. Il retrouve avec émotion Berthe Galy, une vieille femme malade qui a aidé sa grand-mère à l’élever après la mort de ses parents et Cathy, une amie d’enfance qu’un accident a rendue aveugle. Son retour coïncide avec l’apparition d’un mystérieux ours qui ne se contente bientôt plus de massacrer des moutons et s’attaque aux hommes.

Deux bras puissants se refermèrent sur lui. La terreur disparut aussitôt, il se sentit enveloppé par une fourrure douce et soyeuse qui réchauffa son corps. Sa dernière pensée fut pour le simple mot que venait de prononcer l’ombre, un mot qu’il n’avait jamais entendu et pourtant qu’il connaissait : Artahe !

Ce roman est l’histoire d’un ours, mais un peu particulier, car il s’agit d’Artahe le Dieu-ours.

Appréciation

Je suis actuellement très partagée sur ce roman. Je suis d’un côté satisfaite de ma lecture, je viens de terminer une histoire très originale, avec de nombreux rebondissements et surprises ; malgré tout, je suis un peu déçue.

Commençons par le positif : j’ai beaucoup aimé le huis-clos dans ce petit village des Pyrénées. Même s’il y a beaucoup de personnages, on croise vite les mêmes têtes, comme dans la réalité ; moi qui viens d’un petit village comme celui-là (enfin… Pas tout à fait comme celui-là mais vous voyez l’idée), j’approuve le côté coupé du monde, le fait que personne ne soit anonyme. Au début du roman, Arnaud a d’ailleurs cette réflexion : à Paris, il n’est qu’un homme parmi de très nombreux autres, mais à Raynat, tout le monde sait qui il est et ce qu’il fait. Le huis-clos est renforcé par le temps qu’il fait, puisque l’hiver est en avance dans la région, et que la neige contraint le village à se renfermer sur lui-même. D’ailleurs, à part deux scènes où le protagoniste se rend à la petite ville voisine, on ne sort pas de Raynat. Il n’évoque quasiment pas Paris non plus en dehors de l’exposition des premiers chapitres.

J’ai beaucoup apprécié aussi les petits chapitres sur l’histoire du culte de l’ours qui ponctuent l’intégralité du roman. Ils permettent non seulement de comprendre l’ampleur du culte, mais aussi de le clarifier pour le lecteur. Ces courts apartés font prendre du recul par rapport à l’histoire se déroulant dans le présent. Bon, pour moi, ils ont aussi accru mon malaise…

Parce que c’est un peu mon ressenti à la sortie de la lecture. D’un point de vue parfaitement objectif, je n’ai rien à redire, c’est très bien écrit, l’histoire est intéressante et insolite, bref, c’est un bon roman. Et pourtant, plusieurs choses m’ont profondément dérangée, et c’est ce qui a fait que j’ai mis un peu de temps à la terminer.

Tout d’abord, j’ai un problème avec le côté ultra mystique du récit. Je ne pensais pas, de prime abord, que ce serait si présent. Je ne lis jamais de roman ayant pour objet la religion ou les sectes, parce que ça ne m’intéresse pas spécialement et que ça peut rapidement confiner au glauque. Là, c’est un peu ce qui s’est passé. Le culte de l’ours est une religion très violente, et de nombreuses scènes sont fanatiquement brutales…

L’aspect violent de l’histoire est quelque chose qui m’a vraiment dérangée. La maltraitance animale, à laquelle je suis particulièrement sensible, a une grande place dans le roman. On parle brutalisation, meurtre et même zoophilie… Tout ça monte crescendo. Et le pire, pour moi, sont les personnages. Aucun d’eux n’est réellement constant, pas même le protagoniste ; ce qui fait que j’ai tenté vainement de trouver un point d’accroche, d’ancrage dans le récit, en ne pouvant m’identifier à personne, et en déplorant les actions et réactions de chacun…

En bref, je ne sais pas trop comment juger Artahe le Dieu Ours. Déplaisant pour moi ne veut pas dire déplaisant pour vous ! Donc malgré les point négatifs que je viens de citer, sachez tout de même que si vous n’êtes pas sensibles au sujet des souffrances animales et que vous n’êtes pas dérangés par la dévotion dans vos lectures, ce roman est mené d’une main de maître, avec une fin que je n’avais pas vue venir et de nombreuses péripéties. Je maintiens quand même qu’il s’agit d’une histoire assez dure, à ne pas mettre dans toutes les mains donc.

Note : ★★☆☆

Merci tout de même à Philippe Laguerre/Ward pour l’envoi de son roman ! Et pour ce qui est de la suite, je sais bien que je suis à la bourre mais le prochain classique ne tardera plus (même s’il est ma dernière lecture du mois) !

Et vous, avez-vous lu Artahe le Dieu Ours ? Avez-vous aimé ?

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4 réflexions sur “Artahe le Dieu Ours, Philippe Laguerre [SP]

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