Les Années cerises, Claudie Gallay

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♠ Titre : Les Années cerise

♠ Autrice : Claudie Gallay

♠ Éditeur : Le Rouergue (Babel pour l’édition poche)

♠ Année de parution : 2004

♠ Nombre de pages : 173

♠ Genre : Contemporain français

Bonjour ! Hier soir j’ai lu Les Années cerise de Claudie Gallay. Ce n’est pas la première fois que je la lis, mais la première fois que je la chronique ! J’avais lu Seule Venise, L’Amour est une île et Les Déferlantes, mais je vais essayer de ne pas trop m’y référer pour cette chronique.

La 4ème

A l’école, on l’appelle l’Anéanti. Pas seulement parce qu’il collectionne les zéros : sa maison, à l’écart du village, est menacée d’être engloutie par une falaise qui s’effrite peu à peu. Et alors que tous – autorités, voisins, famille – conseillent à ses parents de déménager le plus rapidement possible, ils s’accrochent à leur chez-eux. La mère surtout, qui ne se soucie guère de rassurer son fils et distribue les claques plus facilement que les câlins. C’est dehors que le jeune garçon trouve de l’affection et des raisons d’aimer la vie : en s’occupant des animaux de la ferme de pépé et mémé, en rêvant à la grande sœur de son ami Paulo, en faisant de la balançoire sur le cerisier planté au bord du gouffre…

Appréciation

J’ai pourtant l’habitude des romans de Claudie Gallay qui me plongent dans une profonde mélancolie. Mais là, j’en ai été surprise, je ne sais pas pourquoi.

L’autrice prend la parole pour un jeune garçon de 10 ans (bientôt 11 !) qui vit avec ses deux parents dans une maison au bord d’une carrière qui menace de s’écrouler. Les journées se passent entre l’école, où il ne récolte pas de bonnes notes, la maison, où il n’est pas toujours bien traité par ses deux parents, et la ferme de ses grands-parents, où il prend soin des animaux. Au fur et à mesure, la carrière s’effrite de plus en plus, et une partie du terrain sombre dans un trou… Métaphore parfaite de la vie du petit garçon, qui s’effrite elle-aussi, entre violences verbales, psychologiques et physiques, et hypersensibilité.

Le récit prend la voix du garçon, exactement telle qu’elle pourrait être : il énonce des faits, parle avec son vocabulaire, évoque des sentiments qu’il ne comprend pas toujours. Je me suis beaucoup identifiée à lui, étant une grande sensible moi aussi. On a envie de le prendre dans nos bras, de le rassurer.

Le petit garçon vit une grande perte des repères. A la maison, ses parents ne sont pas à l’écoute : quand il ne va pas bien, qu’il ramène des mauvaises notes, leur fils devient un problème à régler bien plus qu’une petite âme à guérir. L’instituteur, qui subit les foudres de la mère du petit, ne peut (ne veut ?) donc pas vraiment l’aider non plus. Il a un copain, Paulo, qui est présent mais ne le comprend pas forcément. Ses débuts dans l’amour sont chaotiques eux aussi, puisqu’il s’est épris de la sœur de Paulo, de trois ans son aînée ; mais celle-ci ne peut que lui renvoyer un peu d’attention maternelle. Enfin, sa maison est au bord du gouffre, sur le point de basculer dans la carrière. S’il n’y avait les grands-parents, les animaux, le petit n’aurait donc rien à quoi se raccrocher. J’ai donc vécu ses jours à la ferme de la même manière que lui, comme de grands bonheurs !

Le roman nous contraint à attendre l’effondrement complet de la maison dans la carrière et en même temps la remontée de a pente pour la famille. Des espoirs que la mère finisse par consoler son fils, qu’elle joue avec lui ; que son père prenne sa défense ; que l’instituteur le prenne sous son aile. L’histoire est très poétique mais l’empathie que j’éprouve pour le personnage m’a rendue d’une tristesse qui colle à la peau !

Note : 

Je ne mets pas le coup de cœur pour celui-là, parce que j’ai été un peu trop engluée dans la mélancolie en fermant le livre. Mais en même temps, je n’ai rien de négatif à dire… Alors je le garde comme une très bonne expérience de lecture tout de même !

Et vous, avez-vous lu Les Années cerise ? Avez-vous aimé ?

 

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2 réflexions sur “Les Années cerises, Claudie Gallay

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