U4 : Stéphane, Vincent Villeminot

Bonsoir ! Je suis toute excitée à l’idée d’écrire cette critique, la première du mois de septembre (bilan d’août à retrouver ici). La série des U4 est une des plus empruntées à la médiathèque, et de savoir que le comité de Livres à vous s’y intéressait était pour moi l’occasion de l’inclure dans mes lectures ! Avant de passer à la critique à proprement parler, je vais expliquer un peu le concept : il s’agit d’une série de cinq livres écrits par quatre mains, celles de Vincent Villeminot, Yves Grevet (invité au festival), Carole Trébor et Florence Hinckel. Les quatre premiers tomes, Stéphane, Koridwen, Jules et Yannis peuvent se lire dans l’ordre qu’on le souhaite. Ils se focalisent chacun sur un personnage différent, dont on suit l’histoire dans le même univers post-apocalyptique. Ils ont survécu au virus U4, qui a décimé 90% de la population mondiale, et sont reliés par le fait qu’ils sont tous « Experts » sur un jeu vidéo en ligne, WOT. Khronos, le fondateur du jeu, aurait peut-être une solution à la catastrophe… Pour cela, ils doivent se rendre au même rendez-vous, à Paris. U4 : Stéphane est sorti en 2015 aux éditions Nathan / Syros.

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La 4ème

« Je m’appelle Stéphane. Je vis à Lyon. C’est le chaos. Des bandes de jeunes commencent à piller les appartements vides. D’autres investissent les lycées désertés… Moi, je préfère attendre mon père, chez nous. S’il ne revient pas, j’irai au rendez-vous. J’irai jusqu’à Paris pour le retrouver dans son bunker de l’armée. »

Appréciation

Par où commencer ? Je pense déjà que je ferai un article débrief’ une fois que j’aurai lu tous les tomes, parce que j’aurai besoin par la suite d’avoir eu une vision d’ensemble sur la série, ou tout du moins sur les quatre premiers tomes.

Déjà, je dois dire que j’avais un peu peur de la manière qu’auraient les auteurs de traiter d’un sujet tel que le post-apocalyptique. Parce qu’on y est tous un peu habitués : Mad Max, Fallout, Resident Evil, La RouteJe Suis une légende, The Last of us, Silo (oui, j’ai mélangé jeux vidéos, films et bouquins)… et ce ne sont que des exemples récents, puisque la question d’une apocalypse occupe les esprits depuis plus d’un siècle. Il me paraissait donc difficile de rester original par rapport à la surproduction culturelle en post-apo, et j’ai été… Surprise !

Stéphane m’a semblé être un personnage assez intéressant. Malgré l’installation de R-Points (points de rassemblement établis par l’armée, dans lesquels les survivants peuvent trouver de la nourriture et de l’eau), elle essaie de rester chez elle le plus longtemps possible. On assiste à la dégradation des conditions de vie dans la ville de Lyon, le début des pillages, les solutions trouvées par Stéphane et par les autres survivants ; j’ai eu une sensation de grande cohérence, et ce tout le long du livre. Les émotions de Stéphane sont parfois peu perceptibles, entre autres à cause de ce qu’elle a vécu, même si elle ne se ferme pas comme une huître non plus. Je l’ai trouvée assez détachée par rapport aux changements autour d’elle, en tout cas au début.

Les péripéties sont très nombreuses dans ce récit divisé en plusieurs parties. Les relations avec les autres semblent toutes destinées à ne pas aboutir, l’espoir ne paraît pas pouvoir renaître, l’histoire suit son cours. J’ai été très surprise de croiser les personnages des autres romans U4 dans celui-ci ! Je pensais vraiment que l’on aurait droit à ces rencontres lors du cinquième tome (Contagion), mais U4 : Stéphane propose un aperçu des différentes vies couchées sur papier par les trois autres auteurs, ce qui me fait d’ailleurs dire que le travail de cohérence a dû être réellement colossal. Je connais donc bien le personnage de Stéphane, mais j’ai aussi pu rencontrer furtivement Yannis, Koridwen et Jules, ce qui ne me donne que plus envie de lire leurs histoires, à eux aussi.

Pour ce qui est du style, je comprends que la série soit un succès ; même si je n’ai pas lu les autres, je suppose qu’il s’agit de la même manière de raconter, très accessible. U4 : Stéphane est un roman qui se dévore, qu’on a du mal à lâcher. Le récit tient en haleine, les phrases sont percutantes, on ne rencontre pas à une seule seconde une ombre d’ennui.

Ce que je peux à la rigueur reprocher à U4 : Stéphane est le manque de description. Je ne pense pas que ça aurait nui au rythme ou ennuyé les ados à qui est destiné le livre ; j’aurais aimé visualiser mieux la ville de Lyon, le périple, les personnages… Je sais que c’est compliqué, qu’il ne faut pas perdre le lectorat en coupant l’action, mais peut-être cela aurait-il un peu apporté quand même.

Note : 

Oui, j’ai mis une petite étoile en moins parce qu’il me manque un peu d’éléments descriptifs qui me plongent dans ce monde où le virus est presque venu à bout de la vie humaine. Sans s’axer sur le désespoir et la perte, il me semble que s’attarder un peu sur ces problématiques aurait été utile pour gagner en profondeur. Mais je reste de toute façon sur un grand OUI. La suite de la série arrive bientôt, je suis à fond !

Et vous, avez-vous lu U4 : Stéphane ? Avez-vous aimé ?

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6 réflexions sur “U4 : Stéphane, Vincent Villeminot

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