Kabukicho, Dominique Sylvain

Bien le bonjour ! Aujourd’hui nous allons parler polar, avec un roman de la liste du comité de lecture du festival Livres à vous. Il s’agit d’un roman que j’ai traîné à récupérer parce que tous les membres du comité l’ayant lu avant moi m’ont dit qu’on connaissait le meurtrier avant la fin… Mais par erreur, pas par choix. Donc, nous y voilà, j’ai lu Kabukicho, de Dominique Sylvain (dont j’ai déjà lu L’Archange du chaos), sorti en 2016 chez Viviane Hamy.

DSC_0145.JPG

La 4ème

A la nuit tombée, Kabukicho, sous les néons, devient le quartier le plus sulfureux de la capitale nippone.

Au coeur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l’art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l’oreille attentive, et Kate Sanders, l’Anglaise fascinante, la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l’un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l’exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels.

Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s’est-il refermé ? A Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo où elle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : « elle dort ici ».

Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l’aidera dan sa recherche. Yamada, l’imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l’enquête officielle.

Appréciation

Je suis désolée, il faut que je le dise, mais je déteste quand les 4ème se prennent autant au sérieux. « Le piège de Kabukicho s’est-il refermé ? » et je vous ai épargné le « entre mensonges et pseudo-vérités, il sera difficile de démêler les fils d’une manipulation démoniaque ; pour le plus grand plaisir du lecteur » (en fait non, je ne vous épargne pas, indignons-nous). Il y a trop de choses qui ne vont pas dans cette invitation. On redescend d’un étage, et on reste honnête sur ce qu’on propose, c’est-à-dire…

Comme le précédent livre de Dominique Sylvain que j’ai lu, un roman passable, qui ne transcende pas mais se lit. C’est le genre de livre qu’on emmène à la plage, on ne se creuse pas la cervelle pour connaître le coupable, on court juste dans les mots l’esprit libre (et ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, posez ces fourches). J’ai les mêmes reproches à faire à Kabukicho qu’à L’Archange du chaos. Mis à part que cette fois-ci, je peux défendre le fait que les personnages sont tous très précis et non pas interchangeables. Yudai, les inspecteurs, Marie, Sanders, sont travaillés et ont chacun une psychologie développée. Pas de problème donc à ce niveau-là. Ensuite, Dominique Sylvain est très renseignée sur le Japon, pour y avoir vécu dix ans ; nous sommes donc parfaitement dépaysés et engloutis dans ce quartier de la capitale. Niveau rythme, ça se tient aussi, même si on s’ennuie un peu sur la fin (raison très simple, lire la phrase suivante).

MAIS nous sommes face à des problèmes dans ce livre, dont le premier est le suivant : on connaît l’identité du tueur assez vite. Cela pourrait être un style, me direz-vous, pour essayer de creuser la personnalité du responsable ; mais non, il n’en est rien. Dominique Sylvain passe ses pages à nous bourrer le mou pour noyer le poisson et nous faire prendre de fausses pistes autour de réflexions qu’elle amène avec ses gros sabots. Je ne comprends pas qu’on puisse encenser à ce point ce roman, coucou Babelio, il n’a rien d’exceptionnel, et j’irais même jusqu’à dire qu’il est médiocre, s’il n’avait pas les qualités énoncées plus haut. Le style est simple, pas franchement de tournures de phrases recherchées qui font bondir les mirettes, et les phases d’action, encore une fois, sont bâclées.

Franchement, j’ai connu mieux, encore un roman que j’aurai oublié au moment où je l’aurai rendu… Sans le déconseiller non plus, ne vous attendez pas à la lecture de votre vie, c’est sympa pour combler une après-midi solitaire, mais ça s’arrête là.

Note : 

Je vous prie de m’excuser, on dirait que je suis énervée dans cette critique, mais en fait pas tellement. Il y a une raison au fait que je sois un peu pressée : je publie le bilan d’août dès demain, et j’ai hâte de commencer une série apo-post-apo, dont je vous parlerai très vite. Et comme j’ai vraiment très hâte, Kabukicho m’encombre.

Et vous, avez-vous lu Kabukicho ? Avez-vous aimé ?

Je vous dis à demain !

Publicités

2 réflexions sur “Kabukicho, Dominique Sylvain

  1. Pingback: Livres à vous 2017 | Folittéraires

  2. Pingback: Bilan littéraire d’août 2017 | Folittéraires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s