Tu Montreras ma tête au peuple, François-Henri Désérable

Coucou ! Aujourd’hui, je vais vous parler de ma quatrième lecture dans le cadre de Livres à Vous, Tu Montreras ma tête au peuple, de François-Henri Désérable. J’étais à la base très emballée par la thématique de la période Révolutionnaire. Quand j’ai commencé mon Master 1 en septembre dernier (une des raisons pour lesquelles j’ai été absente), j’ai commencé à travaillé sur l’entre-deux siècles fin XVIIIème – début XIXème (j’étais censée écrire un mémoire de recherche sur Simon de Troyes). J’ai malheureusement dû couper court à ces études en janvier, mais cette période m’a toujours fascinée : assez proche pour que l’on puisse avoir des points communs avec les personnes qui l’ont traversée, et assez éloignée pour que l’on se sente dépaysés. François-Henri Désérable m’offrait donc ici une chance de me plonger dans cette période pleine d’enjeux. Tu Montreras ma tête au peuple est paru aux éditions Gallimard en 2013. J’ai lu la publication poche de chez Folio. Il a reçu trois distinctions : le Pric Amic de l’Académie Française, le Prix Littéraire de la Vocation et le Prix Jean d’Heurs du Roman Historique.

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La 4ème

Paris, pendant la Révolution. On y croise Charlotte Corday, dans sa cellule, pendant qu’un élève de David achève son portrait ; Adam Lux, un Allemand tombé amoureux d’elle dans des circonstances pour le moins inattendues ; les Girondins, la fameuse nuit de leur dernier banquet à la Conciergerie ; Danton, pendant son ultime voyage jusqu’à la Place de la Révolution ; le plus grand esprit français du XVIIIème siècle, qui nous apprend comment mourir avec élégance ; mais aussi Marie-Antoinette et Robespierre, le marquis de Lantenac et André Chénier.

Tous, dans les jours, les heures ou les minutes précédant la chute de leur tête dans le panier du bourreau.

Appréciation

C’est le moment où vous allez être choqués, asseyez-vous bien. La réputation de François-Henri Désérable le précède, jeune écrivain prodige aux nombreuses distinctions, conteur du passé, contemporain de Pierre Michon… Pardon, pardon, pardon, je suis très gênée de dire ça, mais je n’ai pas aimé ce livre. Oui, je sais, c’est bizarre, quand je poste une critique elle rarement négative, mais cette fois, pour tout vous dire, je n’ai même pas terminé le livre. Pourtant, ça aurait pu, il s’agit de petites histoires liées par la mort, c’est facile à lire, ça se picore, mais voilà, j’ai lu les deux premières, je n’ai pas été convaincue, et j’ai potentiellement encore 17 livres à lire avant le début du festival, alors j’ai abandonné. Ça m’arrive très rarement.

J’ai donc lu d’abord l’histoire de Charlotte Corday, C’est la fin qui couronne l’oeuvre. Pour moi, le personnage n’est pas incarné correctement, malgré le récit à la première personne. Je comprends que ce soit un personnage historique et que ce soit un peu dangereux de prêter des sentiments qui pourraient être contraires à sa personnalité, mais là j’ai eu l’impression de lire quelque chose de très scolaire. On a un personnage qui récite sa vie, son assassinat, et même lorsqu’elle explique pourquoi elle a tué Marat, cela manque cruellement de conviction… Je tire mon chapeau aux références, aux recherches que l’auteur a dû faire pour pondre son histoire. Mais j’ai l’impression de lire le morceau d’un mémoire d’étudiant en Histoire.

J’ai lu la seconde en diagonale, échaudée par la première. Il s’agit d’un journal, La Gorge de la reine, dans lequel nous prenons part aux derniers jours de la reine Marie-Antoinette enfermée dans sa cellule. Le style d’écriture y est plutôt agréable, même si assez sec au début. Même chose que précédemment, les références sont présentes, et je pense que cette fois on peut sentir un peu mieux la maîtrise du personnage ; la troisième personne aidant, nous sommes dans la prison avec elle et la lecture se fait plus aisément.

Comment conclure ? Je suis très partagée. La seconde histoire est meilleure que la première, à mon sens. Mais comme j’ai la première en tête (et pourtant j’adore le personnage de Charlotte Corday…), je n’arrive pas à apprécier ma lecture. Donc je pense que je vais mettre ce livre dans un coin de ma tête et potentiellement y revenir plus tard.

Note :★☆☆☆☆

Je préfère me dire que cette note est provisoire, surtout après avoir vu comme l’auteur est encensé par la critique. Après, c’est le jeu du comité de lecture ! Dans ma liste, on y trouve du roman, du policier, de la poésie, de la littérature ado… Sûrement que d’autres ne me plairont pas non plus (la poésie me fait un peu peur d’ailleurs, je ne m’y connais vraiment pas assez !). Les notes devraient remonter tout de même prochainement, mon prochain livre sera Le Cœur du Pélican de Cécile Coulon (j’ai déjà lu ce livre-là d’elle), si tout se passe bien !

Et vous, avez-vous lu Tu Montreras ma tête au peuple ? Avez-vous aimé ?

A bientôt pour la suite !

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