Les Corps inutiles, Delphine Bertholon

Salut les amis ! Comme je le disais dans mon article précédent (celui-là), j’ai trouvé mon filon avec Delphine Bertholon grâce au comité de lecture de Livres à Vous. Delphine Bertholon, c’était un coup de cœur déjà avant de la lire (oui je sais, c’est bizarre), quand la présidente a seulement présenté ce livre en quelques phrases. Et puis je l’ai lu, et j’ai compris pourquoi, mille fois dans mille mots. Les Corps inutiles est donc la vraie première lecture en relation avec le comité puisqu’elle fait partie de la liste officielle. Il est sorti en 2015 chez Jean-Claude Lattès, et j’ai lu la version du Livre de Poche.

DSC_1032.JPG

La 4ème

« Elle avait décidé d’aller à la fête. Ne savait pas où aller, en fait. Elle avait pleuré tout son saoul sur le bord du trottoir, pleuré et pleuré encore, puis les larmes s’étaient taries, séchées par le vent. Le ciel passait de bleu à noir, il était vingt heures trente (pile, comme un signe) sur la Casio vintage. Elle avait quinze ans depuis quelques jours. Elle avait mille ans depuis quelques minutes. »

Clémence doit fêter la fin du collège avec ses amis. Le sort en décide autrement. Mauvaise rencontre. Quinze ans plus tard, la jeune femme, solitaire et sauvage, travaille à la Clinique, une usine qui fabrique des poupées grandeur nature pour les hommes esseulés. Portrait intime de l’adolescence, drame psychologique aux accents de roman policier, Les Corps inutiles déroule le fil d’une vie tourmentée par les démons du passé.

Appréciation

Cette fois-ci, si c’est difficile pour moi de vous faire la critique de ce livre, ce n’est pas parce que je risque de tout vous dire mais parce que le thème me touche de trop près. Je préfère prévenir, tout ici n’est que trop réel. Affreusement et merveilleusement réel. Delphine Bertholon tisse sa toile entre passé et présent pour Clémence, nous dessine un schéma où chaque bribe se répond. Ce que j’ai trouvé extraordinaire, c’est sa manière de nous proposer plus de 200 pages de scène d’exposition, sans que ça paraisse longuet ou ennuyeux. Le délice de la lecture est présent de la première à la dernière page.

La mésaventure de Clémence et ses répercutions sont parfaitement crédibles, et je suis persuadée qu’elles sont le lot de bon nombre de femmes. Delphine Bertholon parle vrai, avec les tripes, et je crois que j’ai rarement vu un personnage de roman aussi bien se dessiner dans ma tête… Bref, je suis époustouflée, renversée, saucissonnée de cette lecture donc bon on ne va pas se mentir longtemps…

Note : 

Une remise en question pareille suite à une lecture, cela ne m’était pas arrivé depuis cette fois-ci, et c’était plutôt par rapport à ma vision de l’avenir. Les Corps inutiles a bouleversé ma vision du passé. Oui vous avez l’impression que j’en fais des caisses, mais s’il vous plaît lisez-le ! C’est une belle histoire de renaissance, et même si on n’a pas vécu quelque chose de triste, on peut complètement s’y plonger corps et âme.

Et vous, avez-vous lu Les Corps inutiles ? Avez-vous aimé ? (Ne dites pas non).

A bientôt !

Publicités

5 réflexions sur “Les Corps inutiles, Delphine Bertholon

  1. Pingback: Livres à vous | Folittéraires

  2. Pingback: Trois Saisons d’orage, Cécile Coulon | Folittéraires

  3. Pingback: Bilan littéraire de juillet 2017 | Folittéraires

  4. Pingback: Cœur-naufrage, Delphine Bertholon | Folittéraires

  5. Pingback: Bilan du festival Livres à vous 2017 | Folittéraires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s